3ème round : Fabio Lo Verso K.O.

Dans les cordes: Fabio Lo Verso. Debout les bras levés : la NAC

Alors voilà, c’est fait. Selon le communiqué de presse du Courrier, Fabio Lo Verso est démis de ses fonctions de rédacteur en chef en ce mercredi soir. Cette décision a été prise par l’assemblée générale de la Nouvelle Association du Courrier (NAC) réunie ce jour. Fabio Lo Verso n’a donc pas su convaincre ses collègues et supérieurs. Les lecteurs, eux, n’ont pas eu leur mot à dire ce qui est bien dommage…

L’organe éditeur lui reproche sa gestion du quotidien genevois et sa conséquence : la perte de confiance du personnel envers le rédacteur en chef. Selon la Télévision Suisse Romande (TSR), qui a, elle, accès au communiqué de presse, le président de la NAC, Florio Togni, affirme que le problème n’a jamais tourné autour du contenu du journal. Ce que conteste Fabio Lo Verso. Ce serait son opposition au projet de réduction de la pagination, à contre pied de la rédaction, qui aurait engendré cette rupture de confiance.

Pas trop de changement pour les lecteurs ces prochaines semaines. Les deux rédacteurs en chef adjoints, Rachad Armanios et Simon Petite, qui ont remplacé Fabio Lo Verso ces derniers mois pendant son absence maladie, assureront l’intérim jusqu’à l’arrivée d’un nouveau rédacteur en chef.

Encore une affaire à suivre.

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Lupa : un projet musical pas comme les autres

4 musiciens, 1 complicité. Il n’y a qu’à passer un peu de temps avec eux pour s’en rendre compte, ce que j’ai fait. Autour d’une table à l’Université des Bastions, Nina, Stanislas et Bogdan (Sara n’a pas pu nous rejoindre) ont évoqué leur parcourt au sein du groupe Lupa et leurs projets d’avenir. Entretien.

Comment l’aventure « Lupa » est-elle née ?

Stanislas : A l’origine, c’est mon frère Bogdan et moi dans notre buanderie! Nous venions de déménager et cette pièce était l’endroit idéal pour faire de la musique. Je me suis mis à la basse et Bogdan à la batterie. Mais ce qui a vraiment créé le groupe Lupa, c’est mon travail de maturité entre 2005 et 2006 pour lequel je devais composer de la musique. Pour l’occasion, Nina et Sara nous ont rejoints, l’une au piano et l’autre à la guitare. Nous avons fait notre premier concert en septembre 2006, sous un cerisier, lors d’une fête de quartier.

Lupa en concert (de gauche à droite : Sara, Nina, Stanislas et Bogdan à la batterie)

Pourquoi ce nom ?

Nina : On ne se rappelle plus vraiment pourquoi! Alors qu’on réfléchissait à un nom de groupe, « Lupa » est sorti. C’était joli et court. Lupa signifie « louve » en latin.

Bogdan (en riant) : Il y a une chanteuse italienne de variété qui s’appelle aussi Lupa mais nous ne l’avons su qu’après!

Si votre homonyme fait de la variété, vous quel genre de musique faites-vous ?

Nina : C’est une question qu’on nous a déjà posée… Sur le site Jamendo où nous avons mis notre premier album (Ndlr : Jamendo est une communauté de musique libre, légale et illimitée), nous avons simplement dit que notre musique était faite à la maison et à la main! Je préférerais ne pas la définir et dire aux gens : Venez nous écouter! N’ayez pas d’attente précise et laissez-vous envahir par la musique!

Stanislas : Au départ, c’était uniquement de la musique instrumentale jusqu’à la révélation de Nina fin 2006 (rires).

Nina : Oui, j’ai enfin osé ouvrir ma bouche pour chanter!

Comment composez-vous ?

Stanislas : Nous improvisons en groupe. Ça demande une grande écoute des autres puisque nous sommes tous meneurs. Ces improvisations sont toujours enregistrées pour permettre un relâchement total de la conscience. Nous sommes ainsi plus dans le jeu que dans la mémorisation, puis qu’il nous suffit ensuite de nous réécouter pour reprendre les passages intéressants.

Nina : Pour ce qui est des paroles, le plus souvent c’est Stan et moi qui les écrivons. Mais il nous arrive également d’écrire à quatre en faisant tourner la page, chacun notant une phrase.

Quelles sont vos influences musicales ?

Nina (énumérant): jazz, rock, funk, musique classique, africaine…

Stanislas : J’ai peu d’influence car j’écoute très peu de musique mais j’apprécie en particulier ce qui se faisait à la cave12 et ce qui se fait maintenant à l’Écurie à l’Ilôt 13 (Ndlr: l’Association cave12 a pour but de diffuser et de faire connaître des musiques peu représentées, dites expérimentales, tout genre confondu).

Bogdan : J’aime les répétitions qui entraînent un écho agréable. Un rythme, des paroles, des boucles musicales qui se répètent. C’est ce que nous essayons de faire.

Pochette du premier album de Lupa

Après votre premier album, « Tremblement de 19 hiboux sur leur noeud de bois, cocon d’homme tremblement de nous« , vous vous apprêtez à enregistrer à nouveau…

Stanislas : Oui, c’est pour cet été. Comme pour le premier album, nous voulons nous approprier toutes les phases de la musique, de la composition au mixage en passant par l’enregistrement.

Nina : Comme ça, le résultat c’est nous jusqu’au bout!

Stanislas : Nous enregistrerons donc dans la buanderie avec notre propre matériel audio. Notre liberté et notre indépendance sont en effet plus importantes pour nous que la qualité du son. Comme le mixage du premier album nous a demandé beaucoup de temps et d’efforts, nous avons donc décidé, pour ce second album, de nous faire aider par un musicien ingénieur de son.

Le 26 juin prochain et pour la troisième édition, vous organisez le « Festival pour l’été au point du jour ». Pourquoi cette manifestation ?

Nina : Nous souhaitons donner la possibilité aux autres petits groupes de se produire. Les années précédentes, il y a eu des spectacles de théâtre de rue, de danse et de musique bien sûr. Une diversité que nous espérons retrouver cette année. Des courts métrages sont déjà prévus.

Stanislas : Il faut préciser que notre festival est totalement gratuit et tout le monde est le bienvenu à condition de venir avec un plat cuisiné pour un repas canadien! L’idée, c’est avant tout de partager et de créer des relations avec des personnes qui ont la même conception de la musique que nous. Nous voulons sortir de la logique marchande qui règne dans notre société, raison pour laquelle notre musique est totalement libre d’accès et de droit. Le partage et la gratuité sont malheureusement trop souvent bannis…

Rendez-vous est donc pris le 26 juin dès 12h et jusqu’au bout de la nuit au chemin du Point du Jour dans le quartier Servette Petit Saconnex à Genève.

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Un dimanche au Resto’Scout

Cynthia Decrind aux fourneaux

Dimanche après-midi, ciel bleu et température clémente. Au son de la musique d’une fête de quartier, j’arrive derrière la gare de Genève où se trouve la roulotte du Resto’Scout. Il est 17h et voilà déjà une heure que les six bénévoles préparent un repas chaud pour les personnes dans le besoin. Au menu d’aujourd’hui, poulet curry servi avec du riz, salade et dessert, le tout en quantité suffisante pour nourrir un maximum de 200 personnes. Dans une heure, ce sera le branle-bas de combat avec la distribution des assiettes, comme tous les dimanches.

« Le but, c’est d’offrir un moment de convivialité au moyen d’un repas gratuit », explique Laurent Menoud, l’un des deux responsables du Resto’Scout. A l’origine de ce projet, une dizaine de scouts du clan Perceval voulant « faire quelque chose contre la pauvreté à Genève ». D’une roulotte en bois donnée par Noël Constant, le créateur et responsable de l’association privée d’action sociale Carrefour-Rue, ils font une cuisine sur roues avec les seuls moyens du bord. Un an et demi plus tard, en mai 2000, le Resto’Scout est inauguré et distribue alors des repas un dimanche sur deux.

C’est à cette époque que Laurent Menoud rejoint les bénévoles. Depuis maintenant 10 ans, cet ancien scout étudiant à la Haute Ecole du Travail Social (HETS) s’occupe de faire tourner le projet avec Cynthia Decrind et la collaboration d’une trentaine de bénévoles. « Nous avons un budget annuel de 13’500 francs provenant de dons privés d’entreprises ». Voilà bien peu pour nourrir toutes les semaines en moyenne 150 personnes ! « C’est que nous nous approvisionnons chez Partage, la centrale alimentaire genevoise », renchérit le responsable.

17h40 : Jeunes, moins jeunes, essentiellement des hommes, des personnes sont réunies devant la roulotte, debout à discuter ou assises aux tables de bois installées pour l’occasion. Elles savent que d’une minute à l’autre un responsable du Resto’Scout, reconnaissable par son foulard scout autour du cou, distribuera un ticket avec un numéro décidant de l’ordre de passage pour recevoir le repas. La tension est palpable. « Encore quelques minutes d’attente s’il vous plaît jusqu’à 17h45″, clame Laurent Menoud.

17h45 : c’est parti ! Les tickets sont distribués dans un semblant d’ordre par Cynthia Decrind, pendant que les bénévoles dans la roulotte se répartissent les tâches. A chacun son poste dans ce travail à la chaîne : le premier sert le riz, le second le poulet, le troisième la salade, le quatrième donne les assiettes. Le cinquième, quant à lui, distribue les desserts une fois le repas terminé.

18h : à l’appel des numéros, les repas sont offerts. Il faut parfois remettre à l’ordre les petits malins qui essaient de se faufiler dans la queue sans ticket mais l’ambiance est plutôt bon enfant.  » La police n’est jamais venue ici, contrairement à d’autres structures d’aide. On s’y sent en sécurité », m’explique M. Larbi. Depuis mai 2008, cet Algérien vient régulièrement les dimanches soirs pour manger au Resto’Scout. « C’est très bien organisé, c’est bon et en plus ça fait plaisir d’y retrouver des gens », ajoute-t-il. Laetitia, une jeune femme accompagnée de son chien Tâche, confirme que le Resto’Scout tient une place à part : « J’aime bien être ici. S’il y a des embrouilles, des vols ou si quelque un embête mon chien, les responsables interviennent. Ce n’est pas comme dans d’autres organisations. »

19h30 : les casseroles sont vides. Bilan, plus de 170 assiettes distribuées. Il faudra encore 30 minutes aux bénévoles pour nettoyer et ranger la roulette pour qu’elle soit en état de fonctionner la semaine prochaine.

Le Resto’Scout est à la recherche de bénévoles. Intéressé/e ? Les contacts des responsables sont disponibles sur le site Internet du projet.

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Amélie Nothomb et moi

Amélie Nothomb

Amélie Nothomb ? Bof, un écrivain à la mode qui pond un bouquin par année et fait partie des Marc Levy et Dan Brown… Je ne lirai pas. Je ne vais tout de même pas faire comme tous les gens « in » pour qui « ça fait bien » de dire : « Amélie Nothomb ? j’ai tout lu ! une artiste, un génie de la nouvelle littérature française ! une timbrée cette fille, mais quel style ! »

Dur, dur pourtant de résister. Ma belle-sœur, une des personnes les plus cultivées dans le domaine littéraire que je connaisse, grande fan. Mon beau-père, dont rien ne laisserait supposer une attirance quelconque pour la mode, que ce soit vestimentaire ou non.., grand fan également.

Bon, j’essaie ? Fille ordonnée, je commence par le premier : Hygiène de l’assassin. Oubliés les bouquins sérieux de l’uni.. Pas très raisonnable tout ça, mais comment s’arrêter une fois qu’on a commencé cette merveille ? Une véritable drogue, je vous jure !

Hygiène de l’assassin allie la force de l’écriture et le pouvoir des idées. Rien que pour cela, c’est un vrai plaisir de le lire. S’y ajoute encore l’ambiance très particulière d’un roman noir et cynique. Pour résumer rapidement, Prétextat Tach (mais où Amélie – on est copine maintenant – trouve-t-elle ses patronymes ?) est un écrivain célèbre vivant en reclus. Il décide à l’occasion de sa mort prochaine d’accepter cinq interviews. Les journalistes, heureux gagnants, le rencontrent les uns après les autres. Déconfiture totale pour les quatre premiers qui sont pris dans les pièges rhétoriques et de logiques du cruel écrivain. Le cinquième parviendra à saisir les secrets de Prétextat Tach. En jouant le jeu de son adversaire et en usant des mêmes armes que lui, le journaliste renversera la donne et prendra sur lui un pouvoir total et définitif…

S’il fallait décrire ce livre en un seul adjectif, je dirais « puissant ». Je suis émerveillée (et non, je n’exagère pas) par la capacité d’Amélie Nothomb à créer quelque chose d’aussi brillant, bien pensé et ficelé si adroitement.

J’espère de tout cœur vous avoir donné envie de lire cet auteur, « une artiste, un génie de la nouvelle littérature française ! une timbrée cette fille, mais quel style ! »

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Le Courrier – Fabio Lo Verso : 2ème round

Après la médiatisation par Fabio Lo Verso du conflit qui l’oppose à la direction du Courrier dans l’émission « Forum » sur La 1ère, c’est la Nouvelle Association du Courrier (NAC), l’organe éditeur du quotidien genevois, qui prend la parole aujourd’hui dans un long éditorial. « M. Lo Verso […] a choisi hier de médiatiser ce conflit. La lecture de la situation aurait sûrement été un peu différente si certains journalistes avaient pris la peine de solliciter notre avis. » Eh pan, dans les dents de la RSR… « Ceci dit, les arguments avancés pointent des difficultés bien réelles mais font totalement l’impasse sur les dysfonctionnements du rédacteur en chef », adoucit Florio Togni, le président le la NAC.

Voici sa version des faits :

  • Le personnel, « dans sa grande majorité », est d’accord avec la proposition de demander la démission de son rédacteur en chef, estimant que leurs rapports « s’étaient dégradés de manière irrémédiable ».
  • Une solution à l’amiable a d’abord été proposée à Fabio Lo Verso, « lequel a préféré la refuser ».
  • A l’origine du conflit : une nouvelle formule du quotidien qui prévoit une réduction de la pagination tout en lui rendant une « cohérence rédactionnelle ».
  • Le comportement de Fabio Lo Verso est évoqué : le rédacteur en chef est resté « parfois en retrait », lors de la préparation du nouveau journal. Il a de plus « subitement rejeté » la nouvelle maquette fin juin 2009. La NAC l’a autorisé pourtant à lui présenter un projet alternatif. Or, « cette présentation a sans cesse été repoussée jusqu’en décembre 2009, date à laquelle Fabio Lo Verso s’est absenté pour des raisons de santé. »
  • La situation actuelle est donc le résultat d’une accumulation de difficultés relationnelles, d’absence et d’incertitude  » affirme Florio Togni qui ajoute qu’un « point de non-retour a été atteint ».

Fabio Lo Verso, seul, contre tous, c’est ce qui ressort de ce second round. Mais attention, ce n’est pas forcément parce qu’il est seul qu’il a forcément tort.. Il est difficile de faire la révolution au Courrier en changeant son orientation stratégique. Pour moi, il a du mérite, Fabio Lo Verso, de se battre pour ce en quoi il croit : un journalisme citoyen plus que militant. Une bataille qu’a connue bien des journaux avec une issue qui n’est certes pas celle que souhaiterait la direction du Courrier.

Troisième (et dernier ?) round mercredi prochain lors de l’assemblée générale…

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Le Courrier en crise

Fabio Lo Verso, réd. en chef du Courrier depuis 2007

Selon une news de la Radio Suisse Romande (RSR), le rédacteur en chef du Courrier, Fabio Lo Verso, serait sur la sellette. Sa démission serait demandée mercredi prochain (le 19 mai) lors de l’assemblée générale de la Nouvelle Association du Courrier. A noter que la RSR emploie le futur et non le conditionnel, comme moi. Il faut croire qu’elle est sûre de ses sources.

Pourquoi ? Cette demande de démission ferait suite aux nombreuses dissensions entre deux tendances internes quant à l’orientation stratégique du quotidien genevois. L’une désire un journal citoyen, tandis que l’autre souhaite conserver l’aspect militant et d’extrême gauche du Courrier. Fabio Lo Verso incarne la première tendance. Depuis son arrivée à la tête de la rédaction en 2007, il a tenté d’ouvrir le Courrier en créant de nouveaux rendez-vous avec les lecteurs, comme la rubrique « Focus » et une actualité régionale et fédérale « maison » accrue. Mais « la vieille garde n’a jamais accepté le changement », nous explique la RSR.

Dernières embrouilles : l’opposition de Fabio Lo Verso à une nouvelle formule qui prévoit une orientation plus militante, en plus d’une réduction de la pagination en raison des problèmes financiers du journal, et la présence du Courrier ce week-end au Salon du livre anarchiste à Bienne, une information que vient seulement d’apprendre le rédacteur en chef !

L’assemblée générale de mercredi consacrera l’une ou l’autre tendance et il semble que le militantisme d’extrême gauche l’emportera. On peut se demander maintenant qui sera le successeur de Fabio Lo Verso au Courrier… des avis ?

A suivre.

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Les arbres qui font déborder le vase…

Le projet d’extension du Musée d’ethnographie de Genève est stoppé par le dépôt mardi dernier d’un référendum populaire. La raison ? L’abattage prévu d’une trentaine d’arbres dits « centenaires » par les référendaires. Le projet prévoyait en effet la coupe de ces arbres pour pouvoir construire un bâtiment en partie enterré sur l’espace situé devant l’actuel musée, un espace vert.

Projet d’extension du Musée d’ethnographie de Genève. Esplanade du Boulevard Carl-Vogt devant le musée. Image d’Architron, Zürich

Consciente de ce problème, la Ville a souhaité entamer un dialogue avec les opposants au projet, proposant même de modifier l’esplanade prévue en y incorporant de nouveaux arbres. Refus net de négocier de la part des référendaires. C’est tout ou rien. Ils forceront sans doute la population à voter sur le Musée d’ethnographie, après la vérification des 6’500 signatures récoltées (4’000 sont nécessaires pour un référendum populaire cantonal).

Moi qui suis pourtant une écolo convaincue, je m’énerve contre ce référendum. Déjà qu’on nous fait voter souvent, sur une multitude de sujets communaux, cantonaux et fédéraux, ça c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! Je ne dis pas que sauver 30 arbres, ça ne compte pas mais n’y a-t-il pas plus important, surtout quand on vous propose d’en replanter d’autres ? De plus, selon le directeur du Musée, Boris Wastian, ces arbres sont malades, au plus cinquantenaires et sont mauvais pour l’écosystème car d’une espèce exotique qui tue les abeilles et les bourdons butinant leurs fleurs… Et n’oublions pas qu’il s’agit d’un projet d’extension d’un bâtiment destiné au public.

Nous avons de la chance d’avoir un système politique comme le nôtre : une démocratie directe. Beaucoup nous l’envie surtout quand la liberté d’expression et d’opinion n’est pas au rendez-vous, comme en Tunisie par exemple. Pour preuve une discussion avec deux journalistes tunisiens rêvant d’un système pareil et pestant contre les Suisses qui ne se rendent pas compte du pouvoir qui est entre leurs mains. Trop peu de Suisses sont de vrais citoyens, il n’y a qu’à voir le taux de participation des différentes votations… A force de leur soumettre de tels référendums, il ne faut pas s’en étonner…

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Le Grand Concours du Mini-Court

Connaissez-vous Arkaös ? Non ? Eh bien moi non plus jusqu’à ce que ma sœur me fasse découvrir hier l’Association suisse de création audiovisuelle. Fondée à Sierre en 2003 par des passionnés de cinéma, elle a pour vocation de promouvoir la création vidéo tant auprès des débutants que des personnes confirmées dans le domaine. Dans ce contexte, Arkaös organise tous les mois un concours de courts métrages d’une durée maximale de 1 minute 30. D’où le nom de « mini-court » donné à ces films. Ces derniers doivent en plus respecter le thème mensuel imposé par le gagnant de l’édition précédente. En ce mois de mai, le sujet est de circonstance : « En mai, fais ce qu’il te plaît ». Avis donc aux cinéastes amateurs ou professionnels !

Les différentes réalisations sont présentées le dernier dimanche du mois aux anciens abattoirs de Sierre « devant un public nombreux et hilare », selon l’association. Plusieurs prix sont alors attribués dont le grand prix du public et les trois prix du jury.

Ci-dessous, un mini-court qui m’a fait rire : « The Invader » de la Maison B. Il a gagné le prix du public et du jury en septembre 2009 sur le thème des envahisseurs. Enjoy !

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« Jamais 2 sans 3 »

Les médias en parlaient fin avril, c’est désormais fait. L’initiative sur les bourses d’études est lancée aujourd’hui à Berne par l’Union des Etudiant-e-s de Suisse (UNES). Il s’agit en réalité de la troisième initiative de l’organisation faîtière estudiantine pour améliorer la situation actuelle des bourses qu’elle juge insatisfaisante. La Suisse compte en effet autant de système différents de bourses que de cantons, d’où de fortes disparités. Une absurdité pour les étudiants qui ont décidé d’ancrer le principe de l’harmonisation de l’aide aux études comme compétence de la Confédération.

La Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) ne voit pas ça du même oeil. Une harmonisation certes est nécessaire mais elle doit se faire par un concordat intercantonal, un projet lancé en juillet 2009. Pour qu’il voit le jour, au moins 10 parlements cantonaux doivent ratifier l’accord. A l’heure actuelle, seuls 2 cantons, Bâle-Ville et les Grisons ont accepté le concordat. L’accord intercantonal prévoit notamment la hausse du montant minimal des allocations.

« L’UNES ne peut toutefois pas se contenter de ce pas dans la situation actuelle mais doit poser des jalons », explique-t-elle dans son communiqué de presse de ce jour. L’association des étudiants souhaite que les bourses puissent assurer un niveau de vie minimal aux étudiants pour qu’ils puissent se consacrer uniquement à leur formation. L’accès aux études étant jusqu’alors trop conditionné par les moyens financiers à disposition, les bourses devraient de plus abolir cette inégalité de traitement et permettre à tous de faire des études, qu’elles soient universitaires ou professionnelles.

A partir de ce jour, l’initiative de l’UNES a 18 mois pour récolter 100’000 signatures de citoyens actifs. La ratification du concordat suit, quant à elle, son cours. Affaire à suivre…

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Les auditeurs ne font qu’1 avec Couleur3

Plus de 1200 personnes se sont déplacées ce samedi 8 mai à l’Esplanade Montbenon, à Lausanne, pour incarner le logo de leur chaîne de radio préférée : Couleur3. Une sacrée performance et un gigantesque succès pour le troisième canal de la Radio Suisse Romande (RSR) ! Pendant deux heures en effet, les volontaires ont suivi, dans l’ordre et la bonne humeur, les directives de l’artiste veveysan Guillaume Reymond, sous les encouragements des animateurs de la chaîne venus présenter une émission spéciale pour l’occasion. Le but : réaliser le prochain spot publicitaire de la chaîne par une succession de photographies aériennes du logo fait de pixels humains.

Pas de doute, Couleur3 entretient un lien particulièrement fort avec ses auditeurs. Si le média radio en général est connu pour le contact plus fusionnel qu’il instaure avec son public, en comparaison de la presse écrite et de la télévision, Couleur3 bat ici tous les records. Peu de médias peuvent en effet se targuer de mobiliser autant de monde pour faire leur propre publicité ! Si d’habitude c’est la chaîne qui part à la rencontre de son public – dans les rues pour des micros-trottoirs ou encore dans les festivals estivaux – ce sont, cette fois-ci, ses auditeurs qui se sont déplacés pour elle.

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